Publié par Heloïse de Tomojo le

Les 7 idées reçues sur les protéines d’insectes

Avec l’accroissement de la population, il est important de changer nos modes de consommation et de productions afin de les rendre plus durables, plus efficaces et de protéger nos ressources naturelles.

Prenons l’exemple de la pêche : certains poissons pêchés dans nos océans sont transformés en farine pour nourrir des saumons d’élevage eux-mêmes transformés en farine pour nourrir certains bétails dont la viande est utilisée pour faire des croquettes pour chien et pour chat…

Face à ce constat nous vous expliquons pourquoi les protéines d'insectes sont une réelle alternative, en combattant les idées reçues.   

 

Idée reçue n°1 : "Les protéines d'insectes ne sont pas des protéines animales"

FAUX. Les insectes font partie du règne animal. Ils appartiennent à la classe des invertébrés, contrairement aux mammifères par exemple qui sont des vertébrés. Un insecte est un animal, donc une protéine d’insectes est une protéine animale. CQFD

 

Idée reçue n°2 : "Les protéines d'insectes ne sont pas adaptées aux chiens et aux chats"

FAUX. Il est très important de dissocier les notions « d’aliments » et de « nutriments ». Etre carnivore ne signifie pas « manger de la viande en majorité ». Cela signifie que l’alimentation doit être constituée en majorité de PROTEINES. Les protéines d’insectes contenues dans nos croquettes sont des protéines animales, plus digestes que les protéines issues de la viande. Elles sont donc adaptées aux chiens et aux chats.

 

Idée reçue n°3 : "Les protéines d'insectes sont à l'origine de la maladie de la vache folle"

FAUX. La maladie de la vache folle ou « encéphalopathie spongiforme bovine » est liée à une contamination alimentaire via les farines animales, composée d’os et d’organes de bovins, non utilisés dans l’alimentation humaine ou encore de carcasses d’animaux morts, données aux bétails. Les bovins étaient porteur de protéines PrP ou « prion » qui selon Stanley Prusiner seraient elles-mêmes l’agent infectieux (1).

Nos insectes sont nourris avec des co-produits agricoles et non pas avec des sous-produits animaux ce qui limite considérablement le risque de contracter la maladie de la vache folle.

Elevés dans les conditions réglementaires, les insectes ne présentent pas de risques sanitaires.

(1) Les prions - État des lieux 20 ans après l’apparition de l’encéphalopathie spongiforme bovine, Carole Crozet, Sylvain Lehmann Med Sci (Paris), 23 12 (2007) 1148-11

 

Idée reçue n°4 : "Les insectes utilisés sont en voie de disparition"

FAUX. Nous utilisons de la farine de larves de mouches soldat noir dans nos recettes. La disparition des insectes ne touche pas la mouche soldat noir qui connait un cycle de reproduction très rapide.

 

Idée reçue n°5 : "L'élevage d'insectes est risqué car ils pourraient nous envahir"

FAUX. Notre farine est faîte à partir de larves de mouches soldat noir. Pas de risques que celles-ci s’envolent. D’autre part ces larves sont élevées dans des boîtes dans des hangars fermés. Enfin une mouche adulte ne vit que quelques jours, et est entièrement consacrée à la reproduction : trouver un partenaire, s’accoupler, puis pondre. Il n’y a donc aucun risque « d’invasion ».

 

Idée reçue n°6 : "L'utilisation des protéines d'insectes n'est pas écologique"

FAUX. Les insectes utilisent peu de nos précieuses ressources naturelles car ils ont un métabolisme très efficace. Pour produire 1kg de farine d’insectes, seuls 2kg de nourriture et 10L d’eau sont nécessaires alors qu’il en faut 10kg et 10 000L pour produire 1kg de viande bovine.

Mais pourquoi un tel écart ?

Les mammifères sont des animaux endothermes, ils utilisent beaucoup d’énergie pour réguler leur température corporelle. Cette énergie est donc « perdue » et n’est pas utilisée pour augmenter la masse corporelle, ce qui explique un plus grand besoin en nourriture.

Les insectes sont des animaux ectothermes, c’est-à-dire qu’ils ne produisent pas ou peu de chaleur. Cela explique pourquoi le taux de conversion de nourriture ingérée en masse corporelle est très bon chez les insectes.

 

Idée reçue n°7 : "L'élevage d'insectes prend de la place"

FAUX. L’élevage d’insectes ne nécessite pas beaucoup d’espace. Il est impossible d’empiler des vaches les unes sur les autres... Mais des boîtes d’élevage de larves d’insectes, si ! Cela utilise ainsi moins d’espace foncier.

Aujourd’hui les problèmes de déforestation sont liés au besoin de créer plus d’espaces de pâture pour les élevages ou alors plus d’espaces agricoles pour nourrir ce bétail.

Economiser de l’espace agricole permet ainsi de lutter contre la déforestation.

 

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