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Publié par Marie de Tomojo le

Carac'Terre : Marine et la protection de la faune du Costa Rica

Peux-tu te présenter et nous en dire plus sur ton expérience au Costa Rica ? 

Je suis Marine, c'est moi qui m'occupais des partenariats et du marketing chez Tomojo il y a encore quelques semaines ! Avant ma dernière année d'études en école d'ingénieurs agronomes, j'ai choisi de consacrer trois mois au sauvetage d'animaux sauvages blessés ou malades au Jaguar Rescue Center du Costa Rica. 
 

Peux-tu nous raconter ta journée type ?

Il n'y avait pas de journée type. Je pouvais passer la journée à m’occuper des bébés paresseux tout comme je pouvais me plier en quatre pour trouver le moyen d'administrer au toucan son médicament ou encore préparer le repas des bébés singes. J'adorais m'occuper des singes et les voir évoluer librement dans la forêt.

 



Bien que j'aimais passer du temps avec eux, les singes sont des petits malins. En plus, ce sont des animaux sauvages avec qui il ne faut pas tenter de créer des liens de façon à ne pas nuire à leur réintroduction dans leur habitat d'origine. Là bas, j'ai appris que même un selfie pris avec un animal sauvage nuit sérieusement aux combats menés pour protéger ces espèces car cela laisse entendre que s'en approcher de la sorte revient à minimiser leur caractère sauvage en pensant que sa place est auprès de l'Homme. 

Quel était le profil type des jeunes singes qui étaient au centre ?

Les singes dont je m’occupais avaient tous eu un mauvais démarrage dans la vie : soit parce qu'ils était séparés bien trop tôt de leur mère, soit parce qu'ils étaient victimes de braconnage ou d’électrocution ou qu'ils ont été séparés de leur famille pour en faire des animaux domestiques. 

Les bébés singes qui sont alors en manque d’amour maternel sont très proches de l’Homme jusqu’au jour où ils atteignent leur maturité sexuelle et deviennent très agressifs. Ils sont alors abandonnés et, ayant été éloignés de la jungle et de leurs congénères pendant leur jeunesse, ils sont malheureusement incapables se s’en sortir seuls dans la nature. C’est pourquoi, la détention de singe est interdite au Costa Rica et bon nombre de bébé singes résidants au centre étaient issus de perquisitions de la police. 

Pour la petite anecdote, la majorité des singes présents au centre étaient des singes hurleurs et ce sont ces petits singes noirs d'Amérique Centrale qui doublent les rugissements des dinosaures dans le film Jurassic Park. 

Qu’as-tu tiré de cette expérience ?

J’en tire une profonde admiration pour la vie sauvage: la relation avec un animal sauvage est unique en son genre, bien au-delà de celle que l'on peut avoir avec un chien ou un chat.
J’en tire également une volonté féroce d’agir à mon échelle pour diffuser des valeurs écologiques au plus grand nombre et ainsi protéger les habitats naturels d’espèces fragiles qu'il faut à tout prix préserver aussi bien ailleurs qu'en France.
Au terme de ces 3 mois, j'ai aussi réalisé que nous avons une faune et une flore beaucoup plus inoffensive que celle du Costa Rica. Pas de risque de morsure mortelle de serpent à chaque pas ou à chaque branche attrapée, pas d’araignées poilues géantes, pas de grenouilles toxiques... bref c'est plus folklorique qu'en France !

 

On aime bien la thématique de l'alimentation chez Tomojo : quel était ton mode d'alimentation quand tu étais plus jeune ? Et celui de maintenant ?

Quand j’étais petite, je ne faisais pas particulièrement attention à mon alimentation, je pense que je n’avais même réalisé que les steaks venaient des vaches !

C’est dans mes études supérieures que j’ai pris conscience que dans mon assiette il y a le résultat d’un travail et d’un soucis quotidien d’un ou plusieurs agriculteurs et donc de la valeur incroyable de la nourriture. J’ai également réalisé que la viande a un coût écologique très important et qu’acheter des produits issus de l’élevage intensif appauvrit de nombreux agriculteurs. C’est pourquoi aujourd’hui je suis flexitarienne : je mange peu de viande mais quand j’en mange, je suis prête à mettre le prix pour que ma viande permette de rémunérer à sa juste valeur la personne qui l’a produite.

Quels sont tes gestes quotidiens envers la planète pour réduire ton empreinte ?

Au quotidien, je me balade au maximum à vélo et ce pour tous mes déplacements, je mange moins de viande et essaie de passer petit à petit au zéro déchet. Cela fait maintenant plus d’un an que mon savon, shampoing, dentifrice et déodorant sont solides et c’est même plus pratique pour voyager (et en train of course) !

Tu es plutôt…

Cat Stevens ou Michel Berger ? Michel Berger 
Tintin et Milou ou Obélix et Idéfix ? Idéfix, c’était mon surnom quand j’étais petite car je pleurais à chaque arbre coupé
Team chien ou team chat ? Impossible de choisir ! 

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