Publié par Paola Teulières le

Le journal du confin'miaou : épisode 2

Après notre guide de survie aux humains envahissants confectionné par l'équipe des MOJO cats, retrouvez cette semaine une lettre saisissante à l'intention de tous les matous de France et de Navarre. Prenez votre bol de croquettes aux insectes et installez vous bien : ce message est de la plus haute importance !

 

Lettre à la bande à Patte-rick

Un, deux, trois petits chats. Chapeau de paille et paillasson, comme dit la chanson.... Me voilà valsant dans le salon pour la douzième fois de la matinée. Vu du dessus, les enfants sont très étranges : leur nez, leurs grands yeux rieurs, leurs cheveux de plus en plus mal peignés... plus ça va, et plus j'ai l'impression d'être dans un mauvais cross-over entre Toy Story et les Aristochats !

Alors chatmarades, inutile de se voiler la moustache : il est temps de sortir les griffes. Dans tous les foyers du quartier, la bande à Pattes-rick semble avoir été supplantée par une certaine bande à Pâtes-riz ! Depuis quelques semaines maintenant, les parents, les enfants, et même le chien ont un toupet de tous les diables et se permettent  - nonchatlamment - d'empiéter sur notre territoire.
chat, confinement

Dès potron-minet, les voilà qui se payent ma frimousse. Figurez-vous qu'ils ont commencé à m'imiter, les bâtards - sans poil, en plus. Et que je me nettoie les mains, les coudes, les pieds, les cheveux s'il le faut. Ils frottent, ils savonnent, ils se désinfectent du haut en bas. Je dis plagiat ! 

Un peu plus tard dans l'après-midi, je me prépare pour ma petite session déroulage de papier toilette du vendredi, je me dirige tranquille vers la salle de bain quand hop ! "Ah non c'est trop précieux ! Interdit de s'approcher", m'assène ma maitresse en m'attrapant par le collier. Je devrais leur transmettre mes propres techniques sanitaires, ils seraient bien moins embêtés, c'est moi qui vous le dis.

De manière générale, j'ai remarqué qu'il se passe de drôles de choses ces temps-ci. Les enfants, qui sont visiblement devenus spécialistes dans l'art de sécher la classe, s'amusent à construire des tranchées avec les coussins du salon - mes chers petits coussinets dégriffés... mais ce n'est pas toutou :  mardi dernier, ils ont utilisé mes propres sacs de litières (45 en tout) pour jouer à la Révolution ! Je les aime, oui, mais de la provocation à la répression, il n'y a qu'un chat.

Évidemment, la punition fut immédiate : privé de friandises jusqu'à la fin de la semaine. Moi qui avait déjà repéré le paquet jaune en haut de l'étagère ! Qui aime bien, châtie bien, nom d'un miaou.

Plus étrange encore , le petit dernier a développé une sorte d'obsession féline qui m'inquiète. Il n'arrête pas de parler de moi.... Matou par ci, Matou par là, "Maman, je dois soigner Matou", "Il faut s'occuper de Matou". Comprenez-moi bien, je ne rechigne jamais devant une bonne dose d'attention, surtout si celle-ci s'accompagne des câlins réglementaires. Mais les "Matou est bien grasse", "Matou est sèche aujourd'hui", ça va deux minutes, puis au bout d'un moment c'est vexant. Grrrraaaou, quoi.
chat, confinement

Bref, pas besoin de vous faire un dessin, mes chatons. De toute façon, avec mes pattes, je ne peux pas. D'ailleurs, j'ai confirmation que Chagall n'était bien qu'un humain, idem pour Claude Chabrol, désolé.  Mais je m'égare, mes miaous. Le grand confinement relève de NOTRE compétence, nous en sommes les inventeurs légitimes. Deux solutions : renégocier le Traité du Canapé de 1997 ou entrer en résistance. La pelote est dans votre camp, mes minous. En revanche, décidez-vous rapidement, je les ai entendus parler de pattes au pesto.... ça ne sent pas bon, tout chat.

Cordialemiaou,

Hiro le matou
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